Comment le Covid a transformé nos relations ?

Avr 29, 2021 | 0 commentaires

“We all live in a yellow submarine

Yellow submarine, yellow submarine” (les Beatles) … un peu sous l’eau en somme 😅 

Cela fait déjà plus d’un an que le Covid est entré dans nos vies. Un an déjà que distanciation sociale, quarantaine, port du masque, confinement, et couvre feu font partie de notre quotidien et sont presque devenus la norme. Un an aussi que nous n’osons plus serrer nos proches dans nos bras de peur de leur transmettre le virus, que nous évitons les bisous (est-ce que ça sonne la fin de la bise ?) et que nous ne voyons plus que les yeux des inconnu(e)s dans la rue. Mais par-dessus tout, un an que nous sommes émerveillés devant la capacité de l’humain à rebondir, à s’adapter et à trouver de nouveaux moyens de garder le lien car oui, l’humain est un animal social ! 

Nous nous sommes dit qu’il était temps de faire un premier bilan sur l’évolution des relations en temps de Covid. On vous emmène avec nous, vous êtes prêts ? 

1. Les couples : plus près des yeux, plus près du cœur ?

Certains couples ont vu la vie en rose quand d’autres sont passés par 50 nuances de disputes. 

Le premier confinement a été un bouleversement inédit dans la vie de la plupart des couples. Jusque là habitués à se voir le soir et le weekend seulement, ils se sont retrouvés à devoir vivre ensemble toute la journée, sans loisirs et activités extérieures … ça passe ou ça casse ! 

Il y a certainement eu autant de situations différentes que de couples, mais voici les grandes tendances relevées par l’Ifop. 

La fête de l’amour délaissée

Cette année la Saint Valentin a eu un taux de participation historiquement bas (49% de couples l’ont célébrée, contre 60% l’an passé)¹. L’explication ? Beaucoup de couples célèbrent la Saint Valentin au restaurant ou au bar, or ces lieux étant fermés cette année, ils ne l’ont pas fêtée. 

Il existe cependant une différence intéressante entre les couples vivant à la campagne et les couples citadins. Les couples ruraux étant moins enclins à se rendre dans un restaurant car plus loin de leur domicile, le Covid a moins impacté leur fête des amoureux car leurs habitudes n’ont pas été bousculées. L’amour est peut-être réellement dans le près ! (🙈)

Les jeunes couples ne vivant pas sous le même toit ont également été nombreux à célébrer la Saint Valentin. Il faut dire qu’ils ont subi plus durement le confinement, devant faire preuve de ruses et d’excuses pour pouvoir continuer à se voir ! 

Une libido en baisse

Contrairement aux idées reçues, le premier confinement n’a globalement pas été synonyme de plus de relations sexuelles. Le contexte anxiogène, la proximité nouvelle et le manque d’interactions avec l’extérieur n’ont pas favorisé les rapprochements physiques et ont même contribué à les diminuer². Le besoin de proximité est devenu plus d’ordre affectif que sexuel, on peut le comprendre dans un contexte où tout est bousculé. Cela viendrait-il confirmer la citation de Diderot “On dit que le désir naît de la volonté, c’est le contraire, c’est du désir que naît la volonté. Le désir est fils de l’organisation” ? Il faut un terreau fertile pour créer du désir et le stress généré par le Covid n’y a clairement pas contribué.

Plus de disputes

Le fait de vivre sous le même toit toute la journée sans stimulations extérieures a augmenté la fréquence des disputes, 1 Français sur 2 rapporte des disputes plus fréquentes³ ! La cause principale ? La fermeture des écoles et donc un partage difficile des tâches entre la garde des enfants, le ménage et le télétravail. Le second confinement s’est d’ailleurs beaucoup mieux passé, les écoles étant restées ouvertes. Aaah la fameuse charge mentale 😅. Le manque de distractions et de vie à l’extérieur décuplent l’importance du moindre sujet de désaccord en ne permettant pas facilement de dédramatiser. 

Il y a aussi le fait de vivre 24h/24 avec la même personne. Tout le monde n’est pas fait pour vivre une relation fusionnelle collé(e) toute la journée à sa moitié ! Certains ont découvert chez l’autre des traits de caractère qui leur étaient inconnus jusque là, pour le meilleur ou pour le pire 😬

Mais aussi de belles histoires  

Cependant le tableau n’est pas si sombre puisque le confinement n’a éloigné qu’un couple sur dix et n’a eu aucun impact pour 6 couples sur 10. Mieux, 3 couples sur 10 se sont rapprochés⁴ ❤️. Pour ceux qui avaient toujours l’impression de manquer de temps, le confinement est apparu comme une bénédiction : l’occasion de prendre du temps à deux, de se retrouver, se découvrir différemment et partager plus de choses loin des distractions et du rythme effréné de la vie quotidienne. Un second souffle ! 

Synonyme de bouleversement, le confinement amène également la question de l’après, que se passera t-il lorsque nous aurons complètement retrouvé nos vies d’avant ? Certains l’attendent avec impatience, d’autres redoutent le retour des emplois du temps bien chargés, des soirées jusqu’au bout de la nuit et des tentations. Certains couples qui se sont formés récemment ont peur de ne pas se connaître dans le cadre d’une vie sociale riche, peur que le retour à la normal bouscule leur équilibre et le cocon qu’ils ont créé ensemble. Et vous ? 

2. Le célibat en temps de Covid, le parcours du combattant ?

Vivre une époque où la distanciation sociale est la mesure phare pour lutter contre une épidémie et vouloir rencontrer la perle rare c’est un peu comme partir pour 5h de randonnée avec un caillou dans la chaussures : c’est difficile, et ça peut être semé d’embûches (parole de montagnards) ! 

Pour autant, ce n’est pas une fatalité et vous avez été nombreux sur notre compte Instagram à nous dire que vous aviez quand même réussi à trouver votre moitié, sur des applications ou dans des situations inédites comme sur un échafaudage (preuve que l’amour est partout) ! ✨ 

Le boom des applications de rencontres

En 2020 on a dit adieu à la drague au café du coin, aux rencontres en boîte de nuit et aux sourires accrocheurs, c’est donc assez naturellement que les applications de rencontres ont vu leur nombre d’inscriptions exploser pendant les confinements. 

Le mot d’ordre, “résiste, prouve que tu existes”⁶ 💪, des centaines de nouveaux profils ont vu le jour, dont beaucoup de primo inscrits ! 

Au menu, du second degré et de l’authenticité : nombre de célibataires se sont retrouvés dans la même galère, alors autant en rigoler pour dédramatiser. Point positif de la situation : plus besoin d’excuses pour être sur un site de rencontres puisqu’il n’existe pas vraiment d’alternatives. 

 

Les chiffres : 

  • 3 milliards ! Mais 3 milliards de quoi ? 3 milliards de swipes enregistrés par Tinder en une journée pendant le premier confinement, et quelque chose nous dit que ce n’est pas la même personne qui a swipé 3 milliards de fois (enfin on ne sait pas … mais on voit mal quelqu’un faire défiler la moitié de l’humanité 😀 ). 
  • 35% : c’est l’augmentation du nombre de conversations. De nombreuses personnes se sont inscrites simplement pour discuter avec des inconnu(e)s et connaître le “frisson” des premiers échanges. 
  • Malheureusement nous n’avons aucun chiffre sur le nombre de rencontres car celles qui ont eu lieu ont été clandestines, mais on ne doute pas que certains ont fait preuve de beaucoup de créativité pour se rencontrer ailleurs qu’au rayon croquettes d’un supermarché. 

Prendre du temps pour soi 

A l’inverse, certains en ont profité pour se recentrer, prendre du temps pour soi et profiter du célibat ; être en couple n’est pas une fin en soi, il y a mille autres façons de prendre du bon temps !

3. Les amis ont-ils fondu comme neige au soleil ? 

Avec le confinement et les mesures de distanciation sociale, c’est le nombre de nos interactions qui a fondu comme neige au soleil. Il y a deux catégories de personnes avec lesquelles on interagit encore quotidiennement:  la famille et les ami(e)s proches. 

La fermeture des lieux de sociabilité a sonné le glas des rencontres inopinées et des invitations d’ami(e)s d’ami(e)s à boire un café. Désormais il faut inviter chez soi, ou aller chez l’autre et nous sommes nombreux à choisir minutieusement ceux que l’on laisse entrer dans notre intimité

Qui dit fermeture des bars, restaurants et des commerces dit aussi fin des conversations légères du quotidien concernant la météo, l’entrée à l’école du petit dernier, etc. Or, bien que généralement qualifiées de “superficielles”, ces conversations sont importantes et contribuent à notre bien-être¹

La pandémie nous a enfermé dans notre bulle d’ami(e)s. Contrairement à la famille, on l’a choisie, mais là aussi nos habitudes ont été bouleversées. Finies les soirées en groupe où l’ivresse servait de prétexte pour se lâcher et parfois aussi un peu se cacher. On se retrouve en petit comité dans un appartement et très vite on se retrouve à échanger sur notre vision du monde, nos doutes, nos craintes et nos envies pour le “monde d’après”. C’est souvent dans les situations inédites qu’on ressent le besoin de dire les choses qui comptent vraiment, celles que l’on réserve pour les grands moments et que l’on cache pudiquement le reste du temps. Alors on se dit qu’on se manque, qu’on s’aime, qu’on a hâte de se retrouver et qu’on est là pour se soutenir et s’écouter ❤️.

Ce qu’on retiendra de cette année ? Elle a été difficile pour tout le monde, mais, comme pour tout grand changement, il faut un temps d’adaptation (enfin on n’a pas encore trouvé la clé pour s’adapter à la fermeture des bars et des restaurants 😬). On a été émerveillé par la créativité de l’humain, l’humour, la résilience et surtout, par la volonté par-dessus tout de garder du lien ! 

Courage, on tient le bon bout, “la roue tourne va tourner”¹¹ !

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi…

Commandez la votre maintenant !

Plan du site

Produits

Témoignages

Où trouver votre Lovebox ?

Conditions générales de vente

Suivez-nous